jeudi 02 septembre 2010, 15:39
La neuvième édition du Salon international des arts premiers de Paris a cette année choisi pour président d’honneur le cheik Saoud al Thani. Succédant à Jean Paul Barbier-Mueller et à Jacques Chirac, il est grand amateur des Arts, sous toutes leurs formes et de toutes les époques. Collectionneur passionné soucieux de rendre ses trésors accessibles à tous, le cheik projette la création d’un musée privé à Doha, la capitale du Qatar.
Un parcours étoffé
Soixante-huit participants, dont 37 étrangers, parmi lesquels 15 Belges, onze pays représentés au total, ce « Parcours des mondes 2010 », qu’organise Tribal Art Management, retrouve ses habitués et s’ouvre à huit nouveaux venus. Soit deux galeries barcelonaises, Kumbi Saleh et la Galeria Montagut, spécialisées dans les pièces africaines ; l’Allemand Hermann Sommerhage avec des œuvres d’Afrique de l’Ouest très expressives et le New-Yorkais Ronny Nasser, grand spécialiste des arts polynésiens. À leurs côtés, trois « jeunes » marchands : la galerie Kanem qui, en partenariat avec la Galerie Afrique, monte une exposition sur l’art des Ijo du delta du Niger ; Clam-Galerie et ses pièces d’art précolombien ; la galerie Hioco pour l’art asiatique, sans oublier le Londonien Ben Hunter, remarqué pour l’audace de ses choix.
Des expos thématiques
De galerie en galerie, les découvertes s’enchaînent, des arts d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, précolombiens ou eskimos, en parallèle à une vingtaine d’expositions thématiques. Épinglons Art aborigène : les chemins du rêve (Stéphane Jacob), L’Art du Mali dans la Galerie Olivier Castellano, Premières Nations indiennes (Galerie Flak), Jaraï, Arts de guerre et de mort chez les Montagnards d’Indochine (Jean-Yves Coué), En marge du caprice des modes (Galerie Jacques Germain), les poétiques Chevaux des korèdugaw du Mali chez Albert Loeb et les étonnants Black Seat de la Galerie Yann Ferrandin.
En partenariat
Une nouveauté depuis 2008 : Tribal Art Management développe une programmation culturelle parallèle en partenariat avec la Monnaie de Paris. Ainsi, en cette année qui célèbre le cinquantenaire des premières indépendances africaines, elle propose une exposition intitulée Ode au grand art africain : les statues meurent aussi. Articulée autour du court-métrage éponyme réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, elle permet de redécouvrir les icônes de l’art africain et le regard de deux grands auteurs sur un art résolument autre, où, soulignait Chris Marker, « l’homme n’est jamais séparé du monde ».
Une partie des œuvres présentées dans ce film se donne à voir jusqu’au 2 octobre. Elles sont aujourd’hui conservées dans les plus grands musées (Barbier-Mueller, Dapper, etc.) ou dans des collections privées. Une première !
www.parcours-des-mondes.com.
« Ode au grand art africain : les statues meurent aussi », du 9 septembre au 2 octobre à La Monnaie de Paris, 11, quai de Conti, 75006 Paris.
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2011
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