mercredi 11 janvier 2012, 14:43
Dans la veine néoclassique (il eut pour maître Lens et pour élèves des peintres comme Navez ou Madou), Pierre Joseph Célestin François (1759-1851) est présent avec une huile sur panneau figurant Les trois Grâces et l'amour captif (5.000 à 7.000 euros). Le sujet est traité avec délicatesse et élégance dans des couleurs chatoyantes et un beau jeu de clair-obscur. Cette peinture est typique de l'uvre de cet artiste formé à Charleroi et à Anvers avant de séjourner à plusieurs reprises en Italie où il subit l'influence de l'école de Bologne. Ses uvres dont les sujets de prédilection sont historiques, religieux ou allégoriques sont conservées aux Musées des beaux-arts de Bruxelles (Marius assis sur les ruines de Carthage) et de Nancy, ainsi qu'à Malmaison.
Autre époque, autre esprit avec la peinture cinétique de Vasarely (1908-1997) et cette grande huile sur toile de 1985, Branndy. Cette uvre où l'on peut lire un cube exploite les illusions d'optique de figures géométriques élémentaires soumises à des déformations progressives (du cercle à l'ellipse) associées à un jeu de couleurs franches sur un fond sombre. Qualifié d'artiste abstrait géométrique, Vasarely, qui fréquenta un temps le Bauhaus, a également exercé ses talents dans le monde de la pub. Cette uvre contresignée au dos et inventoriée porte une estimation de 10.000 à 15.000 euros. D'autres peintres comme le Hongrois Tihamer Gyarmati, le Français Lacasse, l'Italienne Simonetta Jung, l'Américaine Dorothéa Tanning ou le Russe Constantin Alexeievitch, sont présents à côté d'artistes belges tels Floris Jespers ou Ernest Welvaert.
Le support papier et la peinture à l'eau se défendent pas mal avec 19 aquarelles (des Folon, Lemmen et même Alechinsky), quelques dessins (notamment une belle Vue du petit port au fusain par Parels, datée 1927) et techniques mixtes dont une évocation de La croisière par Louise Van Parijs, où elle recourut à l'encre de Chine, à l'aquarelle et à la gouache pour rendre en demi-teintes l'ambiance raffinée des voyages fin de siècle (1896, 3.000 à 5.000 euros). Quant au Français d'origine néerlandaise Kees Van Dongen, il est présent avec une technique mixte à base de pochoir figurant de manière synthétique mais nuancée une jeune femme et son chien se promenant sur la plage (3.000 à 4.000 euros).
L'aquarelle est l'une des techniques favorites de Fernand Khnopff (1858-1921). Elle convient à merveille à son style intimiste. L'uvre proposée ici est de toute petite dimension : 12,5 × 5 cm. Il s'agit d'une délicate Allégorie de l'enfance fleurie, monogrammée (FK) et dédicacée en 1927 au dos (estimation 7.000 à 9.000 euros). Deux autres aquarelles séduiront les amoureux de la Grèce antique, dues au pinceau d'Angelos Giallina (1857-1939), artiste originaire de Corfou connu pour ses vues d'Athènes et de son île natale. Ses deux vues de l'Acropole seront mises aux enchères, 3.000 à 5.000 euros. Bien d'autres trésors emplissent les mannes de Horta en ce début d'année. Rendez-vous dès ce vendredi 13 janvier pour l'expo.
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2011
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